FRANCE DOULEURS
FRANCE DOULEURS

L'Art et la Douleur pour le Patient

 L’artiste connaît la douleur de la création, mais c’est une douleur créatrice justement… Mais si la création engendre de la douleur, la douleur engendre elle aussi de la création. C’est le lien et la différence entre l’artiste et le patient…

 Artiste = La création engendre de la douleur

 Patient = La douleur engendre de la création

Mais si l’artiste crée c’est aussi pour soulager ces douleurs, alors si la création soulage les douleurs de l’artiste pourquoi ne le ferait-elle pas aussi pour le patient qui en plus n’a pas à souffrir de la création !

On peut artistiquement jouer avec les idées du mot Art et de ses origines en affirmant qu’il y a une vertu dans l’art qui ajuste et donne des outils…

Des outils contre la douleur par exemple…

Tout art commence par les mains, quel que soit la technique artistique la main intervient soit au départ soit à l’arrivée.

La main crée le signe et dans le signe se cache le sens.

Pour relier l’art et la douleur il faut délier les mains…

Les mains diront tout, elles sont faites pour cela depuis l’origine des temps puisque se sont les mains qui ont inventé le langage, les signes, les dessins. Les mains prendront les mots, la musique, la peinture elles joueront avec.

C’est facile, une chaise, une table, une balle, des mots écrits sur des fiches, des images de tableau de grands maîtres, une musique et doucement les mains vont jouer, vont parler… maladroitement, habilement peut importe elle vont restructurer un par un les processus de l’observation, de l’imitation et de la création, cette communication passe par le jeu, la découverte, la manipulation, puis vient l’oralité quand les mains ont tout dit.

L’art pour soulager la douleur doit être une source de découvertes simples, douces, plaisantes.

Le théâtre, l’étude d’un tableau, la description d’une sensation musicale, doivent être des moments simples, doux, drôles où la création échappe, elle n’est pas une fin en soi, le jeu passe par le plaisir et le plaisir n’engendre jamais de douleur…

 

Sydney  Bernard-Hasaert

(c) France  Douleurs Mars 2014

L’Art dans les Mots pour le Praticien

Chaque mot est le résultat d'un long voyage dans l’espace et le temps…

 

Qu’il vienne d’un geste, d’un son, d’un chant, d’un mimétisme avec la nature ou d’une image inventée, dessinée, le mot est une empreinte que l’humain laisse derrière lui dans les traces de son évolution.

 

Le mot pour construire une route, un pont entre la découverte et la connaissance.

 

C’est un lien qui noue l’évolution avec la transmission.

 

Que le mot vienne de l’indo européen ou d’une autre origine, que le sens profond soit grec ou le sens plus caché romain, chaque mot est un signe tracé dans l’ombre de son histoire qui vit chaque jour à la lumière de notre quotidien.

 

Connaître son parcours c’est retrouver le chemin sur lequel bien souvent se perd l’humain !

 

Prenons par exemple un mot simple et dont la pratique est toujours un sujet de discussion le mot : Sport !

 

C’est un mot anglais mais qui vient du français, il y a longtemps.

  

Le « sport » c’est jouer pour se distraire du travail, distraire veut dire « tirer dehors ».

 

S’amuser, se distraire en courant, en sautant, en nageant, etc… ça s’appelait « se déporter », se porter, se transporter ailleurs, hors des soucis…

 

Et le jeu, l’exercice s’appelait le desport.

 

Quand le mot est passé en anglais il a été coupé en deux, pour aller plus vite et les Anglais ont dit « sport » comme on dit aujourd’hui il y a un blême qui vient du mot problème coupé en deux.

(source Alain Rey, trop fort les mots)

 
En sachant que le sport c’est avant tout se « porter ailleurs, se transporter, se déporter » n’est-ce pas plus facile pour convaincre des bienfaits du sport et voir cela non pas comme une épreuve mais comme un voyage… si on pratique le sport pour se déporter de ces soucis n’est-ce pas plus attrayant ?

 

Et ce n’est qu’un mot parmi des milliers…

 
Vis à vis de la douleur le mot juste est un bienfait pour la compréhension et pour l’aide que l’on peut apporter à celui qui est en souffrance.

 

Bien souvent la souffrance n’est pas sur le bon mot, il est difficile alors de lui donner un nom !

 

Ce travail c’est celui du praticien, pas du patient, la connaissance du sens des mots appartient d’abord à celui qui doit les manier pour soigner, il peut ensuite les transmettre si besoin. Pour cela il a besoin de les reconnaître, de les suivre à la trace dans les témoignages de ces patients et c’est là qu’un premier travail artistique sur l’histoire des mots commence.

 

Ces mots peuvent se retrouver sur la table où le patient va jouer (voir la première partie) et la boucle est bouclée.

 
Reste à trouver les mots !

 

Sydney  Bernard-Hasaert

(c) France  Douleurs Mars 2014

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